Adecco voit un rebond des embauches et affiche un optimisme prudent pour 2026
Adecco voit un rebond des embauches et affiche un optimisme prudent pour 2026

Le groupe suisse Adecco a fait état mercredi d’un « élan positif » des volumes d’embauche en ce début d’année 2026, dans le prolongement d’une reprise marquée aux États-Unis à la fin de 2025.

Au quatrième trimestre, les revenus de son activité de placement général en Amérique du Nord ont progressé de 23 %, soutenus par les recrutements dans les secteurs des biens de consommation, de l’agroalimentaire et de l’automobile. Ces performances sont scrutées de près par les marchés, les sociétés de recrutement étant souvent considérées comme un baromètre avancé de la conjoncture économique.

Le directeur général Denis Machuel a estimé que le climat chez les employeurs n’était « pas mauvais », malgré les incertitudes liées au commerce international et aux droits de douane. Selon lui, les entreprises poursuivent leurs embauches même sans visibilité parfaite sur l’environnement géopolitique.

Perspectives encourageantes pour le début 2026

Adecco observe également un mouvement de relocalisation de certaines activités vers les États-Unis, dans un contexte où plusieurs groupes annoncent des investissements industriels importants, dont les effets devraient se matérialiser progressivement.

Sur les trois derniers mois de 2025, le chiffre d’affaires d’Adecco a progressé de 1 % pour atteindre 5,96 milliards d’euros. Corrigée des effets de change et du nombre de jours ouvrés, la croissance ressort à 3,9 %. Le résultat opérationnel a bondi de 28 %, à 186 millions d’euros, légèrement au-dessus des attentes des analystes. En revanche, le bénéfice net, en hausse de 21 % à 88 millions d’euros, s’est inscrit en deçà des prévisions du marché.

Avec un chiffre d’affaires annuel de 23,08 milliards d’euros, Adecco devance désormais le néerlandais Randstad et devient le premier groupe mondial de placement en termes de revenus. À la Bourse de Zurich, l’action progressait de plus de 2 % à la mi-journée. Pour le début de 2026, Denis Machuel s’est dit « plutôt optimiste » quant à la dynamique de croissance du premier trimestre, estimant que les premières semaines de l’année s’inscrivent dans la continuité de la fin 2025.

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