Il n’avait plus été vu depuis plus d’un siècle. Le loup est de retour dans les Landes, et sa présence, confirmée fin mars sur la commune de Castets, provoque une mobilisation immédiate des autorités. La préfecture a annoncé ce mardi 8 avril la création d’une cellule de veille départementale « loup », réunissant l’ensemble des acteurs concernés.
Une surveillance renforcée, une première réunion le 18 avril
Cette cellule, pilotée par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et l’Office français de la biodiversité (OFB), tiendra sa première réunion le 18 avril en préfecture. L’objectif : organiser la réponse au retour de l’espèce et poser les bases d’une cohabitation encadrée entre faune sauvage et activités humaines. Autour de la table, un panel élargi : services de l’État, élus, chasseurs, agriculteurs, forestiers, associations environnementales, mais aussi lieutenants de louveterie et pompiers. Ce front commun devra trancher sur les actions à mener en cas d’installation durable du loup dans le département.
Le 31 mars, l’OFB a formellement identifié un loup gris, après plusieurs attaques de brebis survenues fin février. L’animal reste isolé, et son âge est pour l’instant inconnu. Mais sa présence fait désormais l’objet d’un suivi spécifique. Le plan « Loup » régional, déjà en place dans plusieurs départements de Nouvelle-Aquitaine (Pyrénées-Atlantiques, Creuse, Corrèze, Haute-Vienne…), sera présenté lors de la réunion. Il vise à protéger cette espèce classée comme strictement protégée, tout en préservant l’équilibre avec les éleveurs, souvent en première ligne face aux prédations.
Une vigilance de tous les instants
Avec une présence désormais avérée dans presque tous les départements de Nouvelle-Aquitaine, à l’exception du Lot-et-Garonne, le loup poursuit son expansion silencieuse sur le territoire français. Sa réapparition dans les Landes n’est donc pas une surprise pour les spécialistes, mais elle marque une nouvelle étape dans la reconquête de son ancien territoire. La cellule de veille sera désormais chargée de surveiller son comportement, prévenir les conflits avec les éleveurs, et, en cas de besoin, déployer les moyens de protection adaptés. Le loup est revenu. Il faudra désormais apprendre à vivre avec lui.