La contestation contre l’A69 prend un nouveau tournant judiciaire. Alors que les parlementaires doivent statuer sur l’intérêt public majeur du chantier reliant Toulouse à Castres, plusieurs associations environnementales ont décidé de porter l’affaire devant le tribunal correctionnel. Le concessionnaire Atosca, filiale du groupe NGE, est visé par une citation directe pour dix-huit infractions présumées aux règles environnementales.
Une accumulation d’atteintes à la nature
Les griefs sont nombreux : abattage d’arbres en dehors des périodes autorisées, destruction de zones humides sans encadrement écologique, et prélèvements en eau jugés illégaux. Les collectifs mobilisés dénoncent un chantier hors contrôle et affirment que les autorités n’auraient jamais constaté autant d’infractions sur une même opération. S’appuyant sur un nombre élevé de mises en demeure et de constats de manquements, les plaignants réclament des sanctions exemplaires contre l’entreprise responsable des travaux. Le dossier, désormais entre les mains de la justice, pourrait venir fragiliser davantage un projet déjà miné par les controverses.