Côte Bleue : les chèvres errantes deviennent un casse-tête pour la sécurité et l’environnement
Côte Bleue : les chèvres errantes deviennent un casse-tête pour la sécurité et l’environnement

Sur les routes de la Côte Bleue, à l’ouest de Marseille, les chèvres en liberté sont devenues une scène familière. Si leur présence amuse les touristes et surprend les automobilistes de passage, leur prolifération commence à inquiéter sérieusement élus et riverains.

Entre curiosité et danger sur la route

Issues d’un troupeau laissé à l’abandon par un berger il y a plusieurs années, ces chèvres circulent désormais jusque sur l’autoroute et dans les lotissements. Certaines traversent la chaussée sans se soucier des voitures, au risque de provoquer des collisions. « On est en danger de taper une chèvre et de défoncer la voiture », déplore un conducteur. D’autres habitants s’amusent de leur apparition au petit matin, mais la menace reste bien réelle. Les autorités locales estiment à environ 1 200 le nombre d’animaux en liberté. Un chiffre inquiétant, d’autant que, légalement, en cas d’accident, c’est la responsabilité du maire qui peut être engagée.

Une menace pour la biodiversité

La municipalité de Châteauneuf-les-Martigues tente depuis deux ans de réguler la population. Des parcs de capture, alimentés en graines et en eau, permettent de piéger les chèvres avant de les confier à des bergers pratiquant l’éco-pastoralisme. Environ 800 animaux ont déjà été réorientés de cette manière. Mais le problème persiste. En se multipliant, ces caprins grignotent tout sur leur passage, y compris des espèces végétales protégées. Au-delà du risque routier, leur impact sur la biodiversité inquiète les élus, qui redoutent un déséquilibre durable dans les collines de la Côte Bleue. Une attraction pittoresque qui, désormais, vire au casse-tête écologique et sécuritaire.

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