Le chauffage au bois ne sera pas interdit en 2027. Contrairement aux affirmations relayées sur les réseaux sociaux, aucun texte européen ne prévoit la suppression pure et simple de ce mode de chauffage prisé dans les zones rurales et périurbaines. À l’origine de la confusion, un projet de directive présenté en février par la Commission européenne visant à durcir les normes environnementales sur les appareils de chauffage individuels. Si ce projet était adopté en l’état, la majorité des poêles et inserts actuellement commercialisés ne seraient plus conformes à partir de 2027. Pour autant, il ne s’agit pas d’une interdiction du bois comme combustible, mais d’une volonté d’imposer des équipements plus performants.
Une filière sous pression, mais toujours active
L’un des derniers industriels français du secteur, l’entreprise Seguin, installée notamment à Randan dans le Puy-de-Dôme, assure être en mesure de répondre à ces exigences à venir. Forte de cinq sites de production en Europe et de 320 salariés, la société continue de promouvoir le bois comme une alternative locale, stable en prix, et moins dépendante des marchés internationaux que d’autres sources d’énergie. Les responsables de la filière affirment que les nouvelles réglementations peuvent constituer un levier pour améliorer encore les performances environnementales, tout en garantissant la pérennité du chauffage au bois dans l’habitat individuel. Le gouvernement français, de son côté, prévoit un plan national de réduction des polluants atmosphériques entre 2026 et 2029. Il inclura la question du chauffage au bois parmi d’autres sources d’émissions. Si les cheminées à foyer ouvert sont déjà interdites dans certaines villes comme Lyon ou Paris, les fabricants d’appareils modernes insistent sur les progrès réalisés dans la maîtrise des rejets. Reste que la filière, qui emploie 26 000 personnes en France et près de 200 000 en Europe, redoute les conséquences d’un amalgame entre rumeurs infondées et législation en cours de discussion.