HOUSTON, 29 juillet — Pour la première fois depuis 2018, les dirigeants des agences spatiales russe et américaine se rencontreront en personne, marquant une tentative de relance du dialogue bilatéral dans un contexte géopolitique tendu. Dmitri Bakanov, directeur général de Roscosmos depuis février, est arrivé à Houston pour s’entretenir avec Sean Duffy, nommé récemment directeur par intérim de la NASA par le président Donald Trump.
Selon l’agence de presse russe TASS, les pourparlers entre les deux responsables sont prévus pour le 31 juillet. Cette réunion est la première au niveau des chefs d’agences depuis sept ans, période durant laquelle les relations entre Moscou et Washington se sont nettement détériorées, affectant aussi les projets de coopération spatiale.
La rencontre intervient alors que les deux nations continuent néanmoins de collaborer sur des missions critiques, notamment à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Malgré les tensions politiques persistantes et les sanctions réciproques, les échanges techniques entre les deux agences n’ont jamais été complètement rompus. Cette rencontre pourrait marquer une volonté de préserver, voire de renforcer, une coopération spatiale jugée vitale par les scientifiques des deux côtés.
Dmitri Bakanov, nommé à la tête de Roscosmos en février, a affirmé à plusieurs reprises l’importance stratégique pour la Russie de maintenir des canaux de communication ouverts avec la NASA, en particulier autour de la prolongation de l’utilisation de l’ISS et de la gestion des futurs programmes habités. Son homologue américain, Sean Duffy, récemment nommé à la direction intérimaire de l’agence, s’est engagé à renforcer la diplomatie scientifique malgré les divisions géopolitiques.
La rencontre à Houston pourrait déboucher sur une relance des discussions techniques et une coordination plus fluide des lancements conjoints ou des échanges de sièges dans les vaisseaux spatiaux. Elle pourrait également ouvrir la voie à une coopération élargie dans des domaines émergents, comme l’exploration lunaire ou martienne, bien que de nombreux obstacles diplomatiques restent à franchir.