Nouveau drame dans une tentative de traversée de la Manche
Nouveau drame dans une tentative de traversée de la Manche

Ils étaient plus de soixante à s’entasser à bord d’une embarcation de fortune, dans la nuit noire entre dimanche 18 et lundi 19 mai, espérant rejoindre les côtes britanniques. Une opération de sauvetage d’envergure s’est jouée dans les eaux froides de la Manche, mobilisant des moyens français et britanniques, maritimes et aériens. Bilan : 61 personnes secourues. Et une victime, retrouvée inanimée, que les secours n’ont pas pu ramener à la vie.

Une embarcation qui se disloque, la mer qui engloutit

Tout commence par une alerte au CROSS Gris-Nez, qui reçoit le signalement d’un départ suspect en pleine nuit. Très vite, l’Abeille Normandie, remorqueur d’intervention et de sauvetage, est envoyée sur zone. À leur arrivée, les équipes constatent que l’embarcation est en train de se disloquer sous la surcharge. Trois embarcations rapides sont immédiatement mises à l’eau. Dans cette course contre la noyade, les secours reçoivent le renfort d’autres unités : le canot RNLI 13-07 venu de Dungeness, le Ranger de la Border Force, et même des moyens aériens britanniques. 

Hypothermie, chaos et sauvetage à la chaîne

Côté français, l’hélicoptère Dauphin de la Marine nationale, basé au Touquet, survole la scène. C’est lui qui localise une personne flottant, inerte. Les médecins du SMUR ne peuvent que constater le décès. Pendant ce temps, 62 personnes sont extraites de l’eau, dont une mère et son enfant en hypothermie, évacués d’urgence vers l’hôpital de Boulogne-sur-Mer. Tous les rescapés sont finalement déposés à quai dans le port de Boulogne et pris en charge par les secours terrestres. Dans le silence qui suit le vacarme du sauvetage, une question persiste : combien de vies faudra-t-il encore pour que cette route migratoire cesse d’être un cimetière flottant ?

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