À la tribune de l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a défendu la motion de censure du Rassemblement national en qualifiant le projet de loi de finances de « Tchernobyl budgétaire ». « Je n’ose pas appeler ça un budget », a-t-elle lancé, évoquant « une chape de béton sous laquelle vous avez tenté de cacher des éléments hautement radioactifs ». La cheffe de file du RN a prévenu que « tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité politique de ce texte », qu’elle accuse d’aggraver la dette publique.
Marine Le Pen a également dénoncé un gouvernement « illégitime », issu selon elle d’« un bricolage », s’interrogeant sur « l’utilité de rester » lorsqu’on affiche « une promesse d’impuissance ». Elle a décrit la séquence parlementaire comme une « farce » et évoqué « la chute » d’un pays qui « ne fait rire personne ».
Enfin, la députée du Pas-de-Calais a qualifié le recours au 49.3 de « trahison du pacte solennel » qu’aurait conclu Sébastien Lecornu avec les députés. « Vous donnez le spectacle de ce que la politique produit de pire : l’insincérité, le calcul, la manœuvre et finalement le reniement », a-t-elle conclu.