Un chiffre glaçant est tombé ce jeudi 25 septembre. Selon une étude de la Coordination nationale jeunes exilés en danger (CNJED), au moins 3 273 jeunes étrangers présumés mineurs errent aujourd’hui sur le territoire français. Ces adolescents, qui tentent de faire reconnaître leur minorité devant la justice, se retrouvent dans un vide administratif et juridique aux conséquences lourdes. Les associations de défense des exilés, dont Utopia 56, alertent sur une situation devenue insoutenable. La majorité de ces jeunes, soit 2 918 garçons (près de 90 %), est livrée à elle-même, mais la proportion de filles (355 recensées) a presque doublé en un an. Pour la CNJED, cette évolution est « particulièrement préoccupante » car ces jeunes filles sont exposées à des risques accrus d’exploitation et de violences.
Des milliers sans réelle protection
L’étude met en lumière des conditions de vie dramatiques : 1 087 mineurs dorment actuellement à la rue, 939 sont hébergés temporairement par des particuliers, 170 survivent dans des dispositifs d’urgence destinés aux adultes (notamment le 115), et 989 ont trouvé place dans des structures d’accueil pour mineurs non accompagnés. Mais la plupart restent en dehors de la protection de l’Aide sociale à l’enfance, faute de reconnaissance officielle de leur minorité.
Un appel à une action immédiate
Les associations réclament un changement radical des règles. Elles demandent que la présomption de minorité soit renforcée et que toute saisine d’un juge des enfants suspende la décision du département refusant une prise en charge. Objectif : éviter que des adolescents en attente d’un jugement soient livrés à eux-mêmes, sans toit ni accompagnement, en totale contradiction avec les principes du droit international. À l’heure où l’Europe multiplie les débats sur l’accueil des migrants, la CNJED rappelle que ces mineurs ne devraient pas être laissés sur le trottoir de la République. Derrière les chiffres, il y a des visages, des histoires et des parcours brisés qui attendent une protection à laquelle ils ont droit.
Que retenir rapidement ?
Un chiffre glaçant est tombé ce jeudi 25 septembre. Selon une étude de la Coordination nationale jeunes exilés en danger (CNJED), au moins 3 273 jeunes étr