Microsoft a annoncé mercredi avoir licencié deux employés qui avaient participé à une action de protestation dans les bureaux de la direction, en dénonçant les relations de l’entreprise avec Israël en pleine guerre à Gaza.
Selon un porte-parole de l’entreprise, les deux salariés ont été congédiés après avoir commis de « graves violations des politiques internes et du code de conduite » de Microsoft. L’incident s’est produit mardi, lorsque les employés ont organisé un sit-in dans le bureau du président du groupe, une action que la société a qualifiée de « violation sérieuse » des règles en vigueur.
Cette protestation intervient dans un contexte de mobilisation croissante contre les contrats technologiques liant Microsoft à Israël, notamment via sa plateforme de cloud Azure. Une récente enquête médiatique a mis en lumière l’utilisation potentielle de ces outils par l’armée israélienne dans le cadre du conflit contre le Hamas à Gaza, ravivant les critiques de certains salariés et défenseurs des droits humains.
Le mouvement de contestation avait déjà gagné en visibilité l’an dernier, lorsque des manifestants pro-palestiniens s’étaient rassemblés à proximité de conférences organisées par Microsoft aux États-Unis, appelant la société à rompre ses accords avec Israël.
Microsoft n’a pas précisé si d’autres mesures disciplinaires pourraient être envisagées à l’avenir, mais a souligné que la liberté d’expression de ses employés devait s’exercer dans le respect des règles internes.