Le président péruvien José Jerí a annoncé qu’il allait déclarer l’état d’urgence le long de la frontière avec le Chili, face à l’arrivée accrue de migrants cherchant à entrer dans le pays sans autorisation. Cette décision intervient alors que la rhétorique anti-immigration s’intensifie dans la région et influence les mouvements de population.
Selon les autorités, la mesure permettra de déployer plus largement les forces armées aux points de passage et d’appliquer des contrôles renforcés. Jerí a affirmé sur la plateforme X que cette initiative visait à « instaurer la tranquillité » et à assurer la sécurité nationale dans un contexte migratoire tendu.
Les pressions politiques au Chili, où un candidat d’extrême droite à la présidentielle promet d’expulser les migrants en situation irrégulière, ont provoqué un afflux de personnes tentant de quitter le pays. Plusieurs migrants vénézuéliens ont récemment été refoulés à la frontière péruvienne, contraints de revenir vers la ville chilienne d’Arica après avoir été empêchés de franchir le poste de Chacalluta.
La mise en place de l’état d’urgence marque une nouvelle étape dans la réponse péruvienne à ces mouvements migratoires régionaux. Les autorités n’ont pas précisé la durée de la mesure, mais ont indiqué qu’elle s’accompagnerait d’un dispositif sécurisé pour dissuader toute tentative de passage non autorisé.