Les services de renseignement belges ont révélé l’existence d’un adolescent de 12 ans soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attaque d’inspiration djihadiste. Cette information figure dans le dernier rapport annuel de la Sûreté de l’État, publié alors que le pays s’apprête à commémorer le dixième anniversaire des attentats de Bruxelles de mars 2016.
Une menace persistante, des projets souvent immatures
Selon le document, l’idéologie salafiste djihadiste demeure la principale menace terroriste en Belgique, même si les projets recensés apparaissent aujourd’hui moins structurés et moins élaborés qu’au milieu des années 2010. Le rapport souligne surtout une évolution préoccupante : la présence croissante de mineurs dans les dossiers liés à la radicalisation, un phénomène qui s’est accentué en 2025.
Les personnes repérées pour leur consommation de propagande djihadiste sont en moyenne très jeunes, avec un âge moyen de 22 ans, et parfois bien en deçà. Environ un tiers des suspects de projets violents identifiés l’an dernier étaient mineurs. Les autorités précisent toutefois que, dans la majorité des cas, ces projets étaient peu avancés ou difficilement réalisables.
La Sûreté de l’État affirme porter une attention particulière aux dossiers impliquant des enfants et adolescents, en lien avec les autorités judiciaires compétentes pour la jeunesse. Les services redoutent désormais davantage des passages à l’acte isolés ou le fait de petits groupes formés en ligne, plutôt que des attentats coordonnés de grande ampleur.