Dans un climat d’apaisement, Trump et le gouverneur du Minnesota échangent après une fusillade mortelle
Dans un climat d’apaisement, Trump et le gouverneur du Minnesota échangent après une fusillade mortelle

Le président américain Donald Trump et le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, ont adopté lundi un ton plus conciliant après un entretien téléphonique privé, laissant entrevoir un possible apaisement d’une crise provoquée par la campagne d’expulsions menée par l’administration fédérale, qui a récemment coûté la vie à deux citoyens américains à Minneapolis.

Selon des responsables américains, cet échange intervient alors que Washington envisage de réduire la présence d’agents fédéraux de l’immigration dans l’État. Un haut responsable de l’administration a confirmé que Gregory Bovino, un cadre très critiqué de la police des frontières déployé dans le Minnesota, quitterait la région avec une partie des effectifs envoyés sur place.

Donald Trump a annoncé l’envoi de Tom Homan, chargé de superviser les opérations frontalières, afin de reprendre la coordination des actions dans l’État. Plusieurs sources indiquent également que Gregory Bovino a été relevé de ses fonctions de commandant itinérant et devrait prochainement retourner à un poste en Californie, avant un départ à la retraite. Ces informations ont toutefois été contestées publiquement par le Département de la Sécurité intérieure.

À l’issue de son échange avec Tim Walz, le président a déclaré être « sur la même longueur d’onde » que le gouverneur démocrate. Les services de ce dernier ont qualifié la conversation de « productive », précisant que Donald Trump s’était dit prêt à examiner une réduction du nombre d’agents fédéraux présents dans le Minnesota et à garantir que l’État puisse mener sa propre enquête sur la fusillade.

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a également indiqué avoir échangé avec le président. Selon lui, Trump a reconnu que la situation actuelle ne pouvait pas se poursuivre et que certains agents fédéraux commenceraient à quitter la région dès le lendemain.

Cette séquence diplomatique intervient deux jours après la mort d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, abattu par des agents fédéraux lors d’une confrontation liée à une opération de l’immigration. Sa mort, la deuxième impliquant un citoyen américain depuis le déploiement massif d’agents fédéraux dans la région de Minneapolis–Saint Paul, a suscité une forte indignation publique.

Un sondage Reuters/Ipsos publié lundi montre que 58 % des Américains estiment que les forces fédérales de l’immigration sont allées « trop loin » dans leurs méthodes, contre 12 % qui jugent l’action insuffisante et 26 % qui la considèrent appropriée. Ces chiffres soulignent l’érosion du soutien de l’opinion publique à la politique migratoire musclée menée par l’administration Trump.

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