Seine-Saint-Denis : un arsenal d’armes saisi chez un homme déjà connu pour port d’arme prohibé
Seine-Saint-Denis : un arsenal d’armes saisi chez un homme déjà connu pour port d’arme prohibé

Un gardien de la paix qui se mue en prédateur : à Angoulême, un policier de 45 ans, en poste au commissariat local, a craqué en garde à vue, reconnaissant le viol d’une adolescente de 17 ans début 2025, ainsi que cinq tentatives d’enlèvement. Interpellé mardi 13 janvier 2026 à son domicile de Nersac (Charente), l’homme, père de famille et apparemment sans histoires, a été confronté à des preuves accablantes. Le parquet, qui a ouvert une information judiciaire, le soupçonne d’avoir traqué ses victimes avec une méthode glaçante : couteau à la main, voiture anonyme, bois isolés. Présenté à un juge d’instruction ce jeudi, il risque une lourde condamnation pour enlèvement et viol sur mineure. Une affaire qui ébranle la Charente, où la confiance en les forces de l’ordre prend un coup dur, et qui pose une question lancinante : comment un tel loup a-t-il pu opérer sous l’uniforme pendant des mois ? L’enquête, lancée il y a près d’un an après le viol de l’adolescente, a piétiné longtemps. La victime, se rendant à un arrêt de bus à Nersac, avait été forcée de monter dans une voiture par un homme armé, avant d’être conduite dans un bois et violée. Elle s’était enfuie, terrorisée, et avait porté plainte le soir même. Un appel à témoins, diffusé en février 2025, avait mobilisé la population, mais sans résultat immédiat. C’est un indice récent, peut-être une trace ADN ou un témoignage croisé, qui a permis de boucler le cercle autour de ce policier, résident local et collègue des enquêteurs. En garde à vue, face aux gendarmes (pour éviter tout conflit d’intérêt), il a avoué non seulement ce viol, mais cinq autres tentatives d’enlèvement, des actes avortés qui ont semé la panique dans la région sans que personne ne fasse le lien.

Un prédateur en uniforme, un système en question

Ce qui rend l’affaire particulièrement sordide, c’est le profil du suspect : un agent en exercice, censé protéger les vulnérables, devient leur bourreau. Les victimes, toutes des jeunes filles mineures, ont décrit un modus operandi similaire : approche en voiture, couteau brandi, tentative de séquestration dans des zones boisées. Le policier, marié et père, n’avait aucun antécédent judiciaire pour ce type de faits, mais les investigations révèlent un pattern qui interroge : comment a-t-il pu mener une double vie sans éveiller les soupçons au commissariat ? Le vice-procureur, dans sa communication promise pour ce jeudi soir, devrait éclairer ces zones d’ombre, y compris les « autres faits » évoqués sans détails. À Nersac, petite commune paisible, l’onde de choc est palpable. Les habitants, interrogés par les médias locaux, oscillent entre incrédulité et colère : « Un flic qui viole des gamines, c’est le monde à l’envers », lâche un riverain. L’adolescente violée, aujourd’hui 18 ans, porte les stigmates d’un traumatisme indélébile, amplifié par onze mois d’attente judiciaire. Son courage, en portant plainte dès le soir des faits, a été le déclencheur, mais combien d’autres ont-elles souffert en silence face à un uniforme supposé protecteur ?

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