Microsoft vient d’annoncer une nouvelle vague de licenciements massifs. Le 2 juillet, la firme de Redmond a confirmé le départ de quelque 9 000 salariés, dont une part significative dans sa division jeux vidéo. Xbox est touchée de plein fouet : studios fermés, projets annulés, services marketing réduits à peau de chagrin. Ces coupes frappent plusieurs entités majeures. Zenimax (maison mère de Bethesda) et King (éditeur de Candy Crush) voient chacun près de 10 % de leurs effectifs supprimés. Environ 200 postes seraient concernés chez King. Même le studio britannique Rare, connu pour Banjo & Kazooie, n’est pas épargné. Le jeu Everwild, en développement depuis dix ans, serait abandonné selon VGC.
Fin des exclusivités, recentrage sur le Game Pass
Dans un message interne transmis par Windows Central, Phil Spencer, patron de Microsoft Gaming, justifie ces décisions par la volonté de « mettre fin à certains secteurs ou les réduire » pour « se concentrer sur des domaines de croissance stratégiques ». En clair : la console Xbox n’est plus au centre du jeu. Depuis 2024, la marque multiplie les signaux de repli sur le hardware, en autorisant la sortie de ses licences historiques sur d’autres plateformes. Forza Horizon, Gears of War ou encore Sea of Thieves sont désormais (ou bientôt) disponibles sur PlayStation 5. Une hérésie pour certains fidèles, un réalignement pragmatique pour le groupe.
Microsoft mise désormais tout sur son service Game Pass
Accessible par abonnement, sur console, PC, téléviseur connecté ou smartphone, il devient la colonne vertébrale de la stratégie gaming du groupe. Fini les exclusivités, place à l’accessibilité multiplateforme. Ces licenciements s’inscrivent dans une tendance plus large. Depuis le début de 2024, plus de 280 000 postes ont été supprimés dans le secteur technologique mondial. En 2025, près de 90 000 suppressions supplémentaires sont déjà recensées. Microsoft rejoint une longue liste de géants – Google, Meta, Amazon ou encore Intel – tous engagés dans des plans d’économies massifs. L’ère des studios surdimensionnés et des développements à rallonge semble révolue. Xbox, désormais reléguée à une position secondaire sur le marché des consoles, rebat ses cartes dans un paysage vidéoludique qui n’a jamais été aussi mouvant.