Donald Trump soigne ses alliés économiques. Mardi, le président américain a chaleureusement accueilli Bernard Arnault, PDG du géant français LVMH, et son fils Alexandre, dans le Bureau ovale. Les deux hommes, qualifiés de « très bons amis » par Trump, ont assisté à la prestation de serment de Steve Witkoff, nouvel émissaire spécial, avant une réunion en petit comité à la Maison-Blanche.
Si cette rencontre souligne une proximité personnelle, elle illustre aussi la convergence d’intérêts économiques. Le joaillier Tiffany, propriété de LVMH, a conçu le trophée de la Coupe du monde des clubs, organisée cet été aux États-Unis. Un événement stratégique à un an du Mondial 2026. L’occasion était donc idéale pour Trump de mettre en valeur ses soutiens économiques tout en consolidant les liens avec un acteur clé du luxe mondial.
LVMH réalise un quart de son chiffre d’affaires aux États-Unis, un marché crucial pour le groupe. Bernard Arnault, soucieux de maintenir l’accès au marché américain, a récemment exhorté les dirigeants européens à apaiser les tensions commerciales transatlantiques. Une posture pragmatique qui s’inscrit dans la logique d’investissements croisés et de préservation des intérêts mutuels.
Un soutien assumé au président républicain
Déjà présent lors de l’investiture de Trump le 20 janvier, aux côtés de patrons comme Jeff Bezos et Mark Zuckerberg, Bernard Arnault semble avoir fait le choix d’une diplomatie économique directe. En retour, Trump multiplie les gestes d’amitié à l’égard du milliardaire français, dans un contexte où plusieurs grands groupes cherchent à sécuriser leur position sur le marché américain face aux mesures protectionnistes en cascade. Entre camaraderie assumée et intérêts bien compris, la visite de Bernard Arnault s’inscrit dans une dynamique où le luxe français s’affiche comme un partenaire stratégique de l’Amérique trumpiste.