Dans de nombreuses petites gares françaises, les guichets ferment les uns après les autres. À Bischwiller, commune de 12 000 habitants au nord de Strasbourg, le dernier guichet de vente de billets disparaîtra le 1er janvier 2026. Un symbole fort d’un mouvement plus large : l’adaptation de l’offre de la SNCF aux nouvelles pratiques des voyageurs. « Quand on regarde ce que ça coûte, 200 000 euros, par rapport au chiffre d’affaires annuel d’environ 8 000 euros, on voit qu’il y a un vrai décalage », justifie Thibaud Philipps, vice-président (LR) de la région Grand Est chargé des Transports. Sur les 60 guichets que compte encore la région, 13 vont ainsi être fermés prochainement.
Le numérique s’impose dans les usages
Cette décision s’inscrit dans une tendance nationale : aujourd’hui, moins d’un tiers des gares françaises disposent encore d’un guichet. La plupart des billets sont désormais achetés en ligne. En 2024, 85 % des ventes ont été réalisées via SNCF Connect, et le reste sur d’autres plateformes — dont Blablacar, qui propose désormais aussi des billets de train en complément du bus et du covoiturage. Si ce virage numérique répond aux attentes d’une majorité d’usagers, il soulève aussi des inquiétudes chez les plus âgés ou les personnes peu à l’aise avec les outils digitaux, pour qui les guichets représentaient un point de contact et d’aide indispensable.