Le groupe ferroviaire français a publié, hier jeudi 24 juillet 2025, des résultats financiers historiques, avec un bénéfice net atteignant 950 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre 143 millions à la même période en 2024. Cette hausse spectaculaire de 564 % s’expliquerait principalement par l’augmentation de la fréquentation sur l’ensemble des lignes et par une rentabilité accrue de l’activité d’infrastructure assurée par SNCF Réseau. La branche SNCF Voyageurs a connu une croissance de chiffre d’affaires significative, avec plus de 10,4 milliards d’euros enregistrés. L’ensemble des segments de trafic a progressé, notamment le Transilien (+6,5 %), les TER (+3,9 %), Intercités (+3,1 %) et les TGV, qui ont transporté plus de 81 millions de passagers (+1,7 %). La suppression récente du service entre Marseille et Nice pourrait néanmoins ralentir cette dynamique au second semestre.
SNCF Réseau a, de son côté, vu sa marge s’améliorer de 300 millions d’euros
Cette performance a été attribuée à l’intensification de la circulation ferroviaire et à l’augmentation des tarifs de péage, revalorisés de 2,5 % pour les trains à grande vitesse et le fret, et de 6 % pour les TER et Intercités. Le chiffre d’affaires global du groupe SNCF, qui s’établit à 21,5 milliards d’euros (+0,6 %), a été légèrement freiné par la baisse d’activité de sa filiale Keolis, notamment liée à la perte d’un contrat à Melbourne. Malgré cela, le groupe prévoit de maintenir un niveau élevé d’investissement à hauteur de 11 milliards d’euros, principalement pour moderniser ses infrastructures et renouveler son matériel roulant. En parallèle, près de 20 000 recrutements sont prévus en France d’ici la fin de l’année.