Luca de Meo claque la porte de Renault et s’apprête à rejoindre Kering
Luca de Meo claque la porte de Renault et s’apprête à rejoindre Kering

C’est une déflagration dans l’industrie automobile française. Luca de Meo, directeur général de Renault depuis 2020, a annoncé son départ du groupe ce dimanche. Son départ sera effectif le 15 juillet, quelques semaines seulement après avoir présenté un nouveau plan stratégique baptisé « Futurama » pour les années à venir.

Sous sa direction, Renault avait redressé la barre après la crise de gouvernance liée à Carlos Ghosn. La marque au losange avait renoué avec les bénéfices, lancé une gamme électrique prometteuse, et atteint en 2024 un niveau de rentabilité record. À 58 ans, l’ancien patron de Fiat et de Seat s’apprête désormais à rejoindre un tout autre univers : le groupe de luxe Kering, contrôlé par la famille Pinault.

Un départ surprise en pleine relance

En interne, c’est la stupéfaction. Certains cadres du constructeur dénoncent un abandon en pleine relance, d’autant que Luca de Meo avait promis un nouveau cycle de croissance. La Bourse de Paris a immédiatement réagi : l’action Renault a chuté de près de 6 % à l’ouverture.

Le président du conseil d’administration, Jean-Dominique Senard, a salué « cinq années de travail au service du redressement du groupe », et promis qu’un successeur serait nommé rapidement. Mais en pleine recomposition de l’alliance avec Nissan, le départ du patron emblématique risque de fragiliser la dynamique retrouvée de Renault.

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