L’Éthiopie a conclu un accord préliminaire avec un groupe d’investisseurs détenant une partie de son euro-obligation internationale d’un milliard de dollars arrivée à échéance en 2024, une avancée clé dans le processus de restructuration de la dette du pays, a annoncé le ministère des Finances.
Selon un communiqué publié sur les réseaux officiels du ministère, l’accord de principe porte sur les principales conditions financières de la restructuration. Les autorités doivent toutefois encore s’entendre avec le comité ad hoc des créanciers sur les modalités non financières du nouvel instrument de dette destiné à remplacer les obligations actuellement en défaut de paiement.
Le gouvernement a indiqué avoir transmis les termes de cet accord provisoire au Fonds monétaire international ainsi qu’au Comité officiel des créanciers, dans l’attente de leur réaction. Addis-Abeba affirme vouloir s’assurer que la restructuration respecte les critères de viabilité de la dette à long terme exigés par les institutions internationales.
L’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, s’est retrouvée en défaut de paiement sur sa seule obligation internationale à la fin de l’année 2023. Elle a depuis engagé une restructuration dans le cadre du « Cadre commun » du G20, un mécanisme qui impose un traitement comparable entre créanciers bilatéraux, détenteurs d’euro-obligations et autres créanciers commerciaux.
Ce processus intervient dans un contexte de fortes tensions économiques pour le pays d’Afrique de l’Est, confronté à une pénurie de devises, à une inflation élevée et aux séquelles financières de plusieurs années de conflit et de chocs macroéconomiques.