Leasing social 2025, la dernière ligne droite avant la fermeture du dispositif en France c’est aujourd’hui @pexels
Leasing social 2025, la dernière ligne droite avant la fermeture du dispositif en France c’est aujourd’hui @pexels

Le compte à rebours est lancé pour les automobilistes modestes souhaitant accéder à une voiture électrique à coût réduit. Le dispositif de leasing social, relancé à l’automne 2025 après une première édition très remarquée, s’achèvera définitivement ce 31 décembre. Passé cette date, il ne sera plus possible de déposer un dossier, ni de réserver un véhicule dans ce cadre. Une échéance qui laisse encore quelques heures aux foyers éligibles pour se positionner, dans un contexte où l’achat d’un véhicule neuf reste hors de portée pour une large partie de la population. Mis en place par l’État afin d’accélérer la transition vers l’électrique, le leasing social repose sur un principe simple, proposer des voitures électriques neuves à des loyers mensuels très réduits, en contrepartie d’un engagement de location de longue durée. L’objectif affiché était double, soutenir le pouvoir d’achat tout en favorisant la sortie progressive des motorisations thermiques pour les ménages contraints d’utiliser leur véhicule au quotidien.

Un succès réel mais moins fulgurant qu’en 2024

Contrairement à la première édition de début 2024, écoulée en quelques semaines seulement, cette version 2025 a connu une dynamique plus étalée dans le temps. Le gouvernement avait fixé un plafond de 50 000 véhicules financés via ce mécanisme. Dès la première semaine, près de 30 000 commandes avaient été enregistrées, traduisant un engouement immédiat. Mais la cadence s’est ensuite ralentie, avec environ deux semaines supplémentaires nécessaires pour atteindre 40 000 dossiers validés. Selon les données diffusées par le ministère de la Transition écologique, le nombre de commandes atteignait 49 000 au 26 décembre. Il aura donc fallu près de trois mois pour frôler le plafond, contre six semaines lors de la précédente édition. Une évolution qui s’explique par plusieurs facteurs, dont un contexte économique plus tendu et une certaine prudence des ménages face à l’engagement locatif sur plusieurs années. Les autorités n’ont toutefois pas prolongé le calendrier, confirmant la clôture définitive du dispositif à la fin de l’année civile. Aucune indication n’a été communiquée à ce stade concernant une éventuelle reconduction en 2026. Pour être éligible au leasing social, plusieurs conditions cumulatives doivent être respectées. Le revenu fiscal de référence du foyer ne doit pas dépasser 16 300 euros. L’usage du véhicule doit être directement lié à l’activité professionnelle, que ce soit pour les trajets domicile-travail ou dans le cadre d’un emploi nécessitant des déplacements réguliers. La distance entre le domicile et le lieu de travail doit excéder 15 kilomètres, ou bien le conducteur doit parcourir plus de 8 000 kilomètres par an pour des raisons professionnelles. Le contrat de location doit être signé pour une durée minimale de trois ans, avec un loyer plafonné à 200 euros par mois. L’aide publique peut atteindre jusqu’à 7 000 euros, sans possibilité de cumul avec d’autres dispositifs d’aide à l’achat ou à la location de véhicules électriques. Plusieurs modèles figurent au catalogue, avec des loyers particulièrement attractifs. Certaines citadines électriques sont proposées à moins de 100 euros mensuels, tandis que des modèles plus polyvalents, mieux adaptés aux familles, restent accessibles sous le plafond fixé. La démarche finale s’effectue directement en concession, sous réserve de disponibilité des véhicules restants. À l’approche de la clôture, le leasing social apparaît comme une opportunité de dernière minute pour les foyers concernés, dans un paysage automobile en pleine mutation où l’électrique reste encore difficilement accessible sans soutien public.

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