La compagnie aérienne britannique easyJet a accepté le principe d’un rachat par le fonds d’investissement américain Castlelake. L’opération, valorisée à 5,5 milliards de livres sterling (environ 6,4 milliards d’euros), reste soumise à la présentation d’une offre ferme attendue d’ici au 3 août. Le conseil d’administration s’est déclaré favorable à cette proposition après avoir écarté plusieurs offres précédentes.
Longtemps jugées insuffisantes, les propositions de Castlelake avaient été rejetées alors qu’easyJet traversait une période difficile, marquée notamment par la hausse des coûts du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient. Cette nouvelle offre pourrait conduire la compagnie à quitter les marchés financiers, où sa valorisation était sous pression.
Un acteur stratégique du transport aérien européen
Deuxième compagnie à bas coût d’Europe derrière Ryanair, easyJet possède des créneaux très convoités dans plusieurs grands aéroports européens, dont Aéroport de Londres-Gatwick, Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, Aéroport de Paris-Orly et Aéroport de Genève. Sa flotte d’environ 350 appareils de la famille Airbus A320 constitue également un atout majeur pour Castlelake, déjà très présent dans le secteur du leasing aérien.
Pour respecter la réglementation européenne applicable aux transporteurs aériens, le montage prévoit que 51 % du capital soient détenus par une structure contrôlée par des investisseurs européens. Les conséquences de cette opération sur les quelque 19 000 salariés d’easyJet n’ont, en revanche, pas encore été précisées.
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