Des trains plus nombreux et des prix en baisse @flickr
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L’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire régional continue de rebattre les cartes. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la SNCF vient de marquer un point décisif face à son rival Transdev en décrochant le contrat pour l’exploitation de cinq lignes de TER autour de Marseille. La région doit officialiser cette décision ce vendredi, confirmant ainsi la victoire de l’opérateur historique sur un terrain qu’il connaît par cœur. Après avoir perdu la ligne stratégique Marseille-Nice, désormais exploitée par Transdev depuis juin, la SNCF reprend la main en s’assurant deux des trois lots mis en concurrence dans la région. Elle conserve également les lignes de l’étoile de Nice, consolidant ainsi sa position dominante dans le Sud-Est.

Un contrat majeur pour la région PACA

Le lot remporté couvre cinq dessertes essentielles reliant Marseille à Aix, Toulon et Briançon. Il s’agit des lignes Marseille-Hyères, Marseille-Les Arcs, Marseille-Pertuis, Marseille-Briançon et Briançon-Valence. Ces deux dernières, particulièrement montagneuses, sont considérées comme stratégiques dans la perspective des Jeux olympiques d’hiver de 2030. Le président de la région, Renaud Muselier, souvent critique à l’égard de la SNCF, a salué cette fois la qualité de la candidature de l’entreprise publique. Selon lui, l’opérateur était « devant sur quatre critères sur cinq », ajoutant que « quand ils accélèrent et se concentrent, ça marche ».

Des trains plus nombreux et des prix en baisse

Le contrat, d’une durée de dix ans, représente un investissement total de 2,25 milliards d’euros, dont 1,8 milliard pour l’exploitation et 328 millions pour l’achat de 25 nouvelles rames. Ces trains seront financés intégralement par la région, qui en restera propriétaire. Par ailleurs, 48 millions d’euros seront consacrés à la modernisation des centres de maintenance. La SNCF s’est engagée à augmenter de 30 % le nombre de trains sur ces lignes tout en réduisant les coûts de 30 %, conformément aux exigences de l’appel d’offres. L’exploitation commencera en décembre 2029. Comme pour les autres lots attribués dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, une filiale spécifique sera créée, avec transfert d’agents volontaires. Ce système, déjà mis en œuvre dans d’autres régions, est critiqué par les syndicats, qui y voient une fragmentation du service public ferroviaire.

Une concurrence de plus en plus vive dans les transports régionaux

L’attribution de ce marché confirme l’accélération de la libéralisation du rail voulue par Bruxelles. Après les régions, c’est désormais l’Île-de-France qui s’apprête à ouvrir à la concurrence ses lignes de RER et de Transilien. Si la SNCF savoure cette victoire dans le Sud-Est, la bataille ne fait que commencer. Elle doit encore composer avec la montée en puissance de nouveaux opérateurs, comme Transdev ou RATP Dev, qui multiplient les offensives dans les appels d’offres régionaux. Mais pour l’heure, à Marseille, la compagnie publique vient de rappeler qu’elle n’avait pas encore dit son dernier mot.

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L’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire régional continue de rebattre les cartes. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la SNCF vient de marque

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