La Chine a annoncé la suspension immédiate des importations de porc issues de la province de Barcelone après la confirmation des premiers cas de peste porcine africaine en Espagne depuis près de trente ans. Deux sangliers retrouvés morts dans la région ont été testés positifs, poussant Pékin à activer les clauses sanitaires prévues dans son accord commercial avec Madrid.
L’Espagne, premier producteur porcin de l’Union européenne, s’appuie depuis longtemps sur le marché chinois, l’un de ses débouchés les plus importants. La décision de Pékin d’appliquer des restrictions régionales, rendue possible par les accords bilatéraux, vise à éviter une interdiction totale des importations espagnoles tout en limitant le risque sanitaire.
Les autorités espagnoles ont assuré que l’épidémie était circonscrite à la faune sauvage et qu’aucune exploitation porcine n’était touchée. Elles affirment multiplier les mesures de surveillance et de biosécurité pour empêcher toute propagation vers les élevages commerciaux.
La peste porcine africaine continue toutefois de progresser en Europe, affectant notamment des cheptels en Allemagne et en Croatie. L’apparition de nouveaux cas en Espagne, longtemps considérée comme un modèle de contrôle sanitaire, suscite l’inquiétude du secteur européen de la viande porcine, déjà fragilisé par les restrictions commerciales et la baisse de la demande mondiale.