Le groupe pétrolier britannique BP a conclu un accord prévoyant la cession d’une participation majoritaire dans Castrol, sa filiale historique spécialisée dans les lubrifiants moteurs. L’opération, réalisée avec le fonds d’investissement américain Stonepeak, doit rapporter environ 6 milliards de dollars nets et valorise Castrol à un peu plus de 10 milliards de dollars.
BP conservera toutefois une minorité de blocage de 35 % au sein d’une nouvelle coentreprise créée pour piloter le développement de Castrol. Cette participation pourra être cédée ultérieurement, à l’issue d’une période de deux ans. Une partie du produit de la transaction inclut des dividendes anticipés, et l’ensemble des fonds sera affecté au désendettement du groupe.
Un virage assumé vers les hydrocarbures
Cette opération s’inscrit dans un vaste programme de désinvestissements engagé par BP, qui prévoit jusqu’à 20 milliards de dollars de cessions d’actifs d’ici 2027. Après avoir revu à la baisse ses ambitions dans les énergies renouvelables, le groupe a choisi de recentrer ses activités sur le pétrole et le gaz, tout en réduisant ses coûts et ses effectifs.
La direction actuelle souligne avoir déjà réalisé ou annoncé plus de la moitié de ce plan. L’arrivée prochaine d’une nouvelle directrice générale doit permettre de poursuivre cette transformation, alors que la finalisation de la cession de Castrol est attendue d’ici la fin de l’année 2026.