Les investisseurs à risque se tournent vers l’Ouganda pour profiter des marchés frontières
Les investisseurs à risque se tournent vers l’Ouganda pour profiter des marchés frontières

L’Ouganda attire un flux record d’investissements étrangers vers sa dette intérieure, devenant l’une des nouvelles destinations privilégiées des investisseurs en quête de rendements élevés dans les marchés dits « frontières ».

Selon plusieurs analystes, la diversification des portefeuilles pousse de plus en plus de gestionnaires d’actifs à regarder vers des économies émergentes moins courues, alors que le climat financier mondial encourage la prise de risque. L’Ouganda, longtemps considéré comme un marché difficile d’accès, bénéficie ainsi d’un regain d’intérêt marqué.

Les capitaux spéculatifs y sont toutefois associés à une volatilité élevée. Leur afflux rapide peut être suivi d’un retrait brutal, augmentant le risque de chocs financiers pour des économies dont les systèmes bancaires et budgétaires restent fragiles. Des gestionnaires soulignent que l’environnement macroéconomique ougandais, malgré des progrès, conserve de nombreuses vulnérabilités.

Les institutions financières citent également d’autres pays qui séduisent les investisseurs en quête de rendement, comme le Ghana, la Zambie ou encore la République dominicaine, où les dettes publiques locales offrent des taux attractifs dans un contexte de stabilisation économique progressive.

Pour l’Ouganda, cette arrivée de capitaux représente une opportunité de financement importante, mais aussi un test de résilience face à des flux internationaux susceptibles de basculer rapidement en cas de tensions mondiales ou de dégradation de la confiance.

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