La nomination de Léa Salamé au journal télévisé de 20h de France 2 continue de faire grincer des dents. Après le refus de Caroline Roux, c’est la journaliste de « Quelle Époque ! » qui a été propulsée à ce poste clé du service public. Mais dans les rangs de la gauche radicale, la pilule ne passe pas. « Ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous », a lâché Jean-Luc Mélenchon sur le plateau des Grandes Gueules, en dénonçant un traitement partial de son mouvement par la journaliste lorsqu’elle officiait à France Inter.
Un couple qui dérange jusqu’au sommet de l’État
La question de son indépendance revient avec insistance, surtout depuis que son compagnon, Raphaël Glucksmann, s’impose comme une figure montante de la gauche en vue de 2027. Pour éviter un conflit d’intérêts, Léa Salamé devra probablement se retirer des sujets politiques dès que la campagne s’amorcera. Mais plusieurs observateurs estiment déjà que cette proximité met en péril la neutralité attendue du service public.
Entre ambitions présidentielles d’un côté, et exposition médiatique de l’autre, le couple Salamé-Glucksmann pourrait bien devenir le cauchemar éthique de France Télévisions. Et pour Mélenchon, c’est déjà un mauvais signal envoyé à la pluralité politique.