Députés et sénateurs sont parvenus mardi à un accord pour acter la suppression des zones à faibles émissions dans le cadre du projet de loi de simplification administrative. Cette décision, intégrée au texte à l’issue des travaux de la commission mixte paritaire, marque un tournant politique sur un dispositif emblématique des politiques environnementales du précédent quinquennat.
Initialement centré sur l’allègement des contraintes pour les entreprises et l’accélération des projets industriels, le projet de loi a été profondément modifié lors de son examen à l’Assemblée nationale. À l’initiative de la droite et de l’extrême droite, la disparition des ZFE, qui limitaient la circulation des véhicules les plus polluants dans certaines agglomérations, a été introduite puis confirmée malgré les tentatives de compromis.
Un dernier vote sous haute tension
L’accord trouvé en commission mixte paritaire a été adopté par une majorité rassemblant la coalition gouvernementale, Les Républicains et le Rassemblement national. Deux votes décisifs sont désormais programmés, le 27 janvier à l’Assemblée nationale et le 29 janvier au Sénat, avec une issue encore incertaine, notamment en raison des équilibres fragiles dans l’hémicycle.
Cette perspective provoque de vives réactions. Les défenseurs de l’environnement dénoncent un recul majeur en matière de lutte contre la pollution de l’air, tandis que la droite et l’extrême droite revendiquent une victoire politique au nom du pouvoir d’achat et de la simplification pour les acteurs économiques. L’exécutif, de son côté, n’a pas encore arrêté sa position finale, laissant planer le doute jusqu’au dernier moment.