À deux pas de Nice, la commune de Saint-Laurent-du-Var a dû, une fois encore, interdire la baignade. Depuis le 19 août, les plages des Goélands et des Flots Bleus sont fermées au public, le temps que les analyses de l’eau retrouvent un niveau conforme aux normes sanitaires.
Une pollution récurrente
Ce n’est pas une première pour la station balnéaire des Alpes-Maritimes. Depuis près de dix ans, les interdictions de baignade se répètent au gré des relevés de qualité de l’eau. Deux autres plages, Landsberg et Cousteau, sont d’ailleurs condamnées pour toute l’année 2025 en raison d’une pollution persistante. La situation suscite régulièrement la colère des habitants comme des commerçants, contraints de composer avec une réputation ternie en pleine saison estivale.
Une station d’épuration pointée du doigt
Le maire Joseph Segura désigne la station d’épuration locale comme principale responsable. Selon lui, « 99 % » des problèmes de pollution seraient liés à ses rejets. L’élu dénonce un lourd préjudice pour la commune, estimant que Saint-Laurent-du-Var est davantage victime que coupable dans cette affaire. Reste que, pour l’heure, les vacanciers devront patienter. Les plages rouvriront seulement lorsque les relevés bactériologiques l’autoriseront. En attendant, la commune illustre malgré elle une réalité embarrassante : sur la Côte d’Azur, le soleil est garanti, mais pas toujours la baignade.