Alors que l’intelligence artificielle redéfinit rapidement le marché de l’emploi au Royaume-Uni, certains jeunes cherchent à s’orienter vers des professions moins exposées à l’automatisation. Maryna Yaroshenko, 18 ans, illustre cette tendance croissante : soucieuse d’assurer la stabilité de son avenir professionnel, elle a choisi de se former au métier de plombier, convaincue que les compétences manuelles conserveront une valeur durable malgré les avancées technologiques.
Cette évolution reflète un phénomène plus large observé en Grande-Bretagne. À mesure que l’IA transforme des secteurs entiers et menace certains postes, les emplois qualifiés dans la construction, la maintenance ou encore les services techniques gagnent en attractivité. Les établissements d’enseignement supérieur constatent une hausse notable des demandes d’inscription dans les cursus liés aux métiers du bâtiment, dont beaucoup nécessitent un savoir-faire pratique difficilement automatisable.
Selon plusieurs formateurs, les jeunes abordent aujourd’hui leur orientation avec une stratégie plus réfléchie, conscients que les carrières traditionnelles de bureau ne garantissent plus la même sécurité qu’auparavant. Les incertitudes liées à la technologie poussent ainsi une nouvelle génération à privilégier des métiers concrets, ancrés dans le réel, où l’intervention humaine demeure indispensable.
Ce basculement pourrait avoir un impact durable sur le marché du travail britannique, en rééquilibrant la perception des métiers manuels longtemps sous-valorisés. Alors que l’IA continue de remodeler l’économie, ces professions apparaissent désormais comme des refuges solides pour ceux qui cherchent à bâtir une carrière moins vulnérable aux progrès technologiques.