La présidente du Conseil régional d’Île-de-France plaide pour l’organisation d’une primaire de la droite et du centre dès le lendemain des élections municipales, en vue de la présidentielle de 2027. Dans un entretien accordé au Parisien, la présidente de la région Île-de-France estime qu’aucune leçon n’a été tirée de la précédente primaire ni de l’échec de 2022, où elle avait recueilli moins de 5 % des suffrages.
Selon elle, le calendrier idéal consisterait à enclencher le processus immédiatement après les municipales, avec une désignation du candidat avant l’été. Elle défend une consultation « la plus ouverte possible » afin de recréer une dynamique populaire autour d’un projet commun, alors que la droite reste fragmentée entre plusieurs ambitions.
Une ligne de fracture sur le périmètre
Valérie Pécresse marque toutefois une limite claire : elle exclut la participation de l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, en raison de son appartenance à un groupe siégeant avec l’extrême droite allemande au Parlement européen. Une position qui contraste avec celle de Laurent Wauquiez, favorable à un périmètre plus large.
Interrogée sur le refus affiché d’Édouard Philippe de se soumettre à une primaire, l’ancienne candidate assure qu’une « pression politique » pourrait s’exercer. Elle voit par ailleurs dans l’annonce de candidature de Bruno Retailleau une « clarification utile », susceptible d’ouvrir le débat sur la méthode de désignation du futur candidat commun.