Trêve fiscale entre le Canada et les États-Unis : les négociations commerciales reprennent
Trêve fiscale entre le Canada et les États-Unis : les négociations commerciales reprennent

Les États-Unis et le Canada ont décidé de relancer immédiatement leurs négociations commerciales bilatérales, à la suite de la décision d’Ottawa d’abandonner sa taxe sur les services numériques, ont annoncé lundi des responsables des deux pays. Cette mesure canadienne, longtemps critiquée par Washington, constituait un point de tension majeur dans les relations économiques entre les deux voisins.

Un conseiller de la Maison Blanche a déclaré que cette suppression représentait une victoire pour les États-Unis, estimant que le gouvernement du Premier ministre Mark Carney avait « cédé » aux exigences américaines. Selon cette source, cette concession ouvre la voie à un retour à la table des discussions, avec l’objectif affiché de conclure un nouvel accord économique d’ici le 21 juillet.

Le gouvernement canadien, de son côté, présente cette décision comme un geste de bonne foi destiné à favoriser une entente commerciale plus large avec les États-Unis, premier partenaire économique du pays. Le retrait de la taxe, qui visait les grandes entreprises technologiques étrangères, avait suscité la vive opposition de groupes industriels américains, qui la considéraient comme discriminatoire.

Des organisations d’affaires nord-américaines ont salué cette désescalade fiscale, y voyant une opportunité de renforcer la coopération économique transfrontalière. « C’est une décision pragmatique qui enlève un obstacle majeur à la fluidité des échanges », a déclaré un représentant du secteur technologique basé à Toronto.

Cependant, la décision du gouvernement libéral n’a pas fait l’unanimité au Canada. Le chef de l’opposition conservatrice a vivement critiqué le retrait de la taxe, accusant Mark Carney de sacrifier la souveraineté économique du pays sous la pression américaine. Selon lui, le Canada devrait défendre son droit à taxer les géants du numérique opérant sur son territoire.

La taxe sur les services numériques, initialement prévue pour entrer en vigueur cette année, visait notamment des entreprises comme Google, Amazon ou Meta, qui génèrent d’importants revenus au Canada sans y être imposées de manière proportionnelle. Son abandon pourrait relancer le débat national sur la fiscalité équitable à l’ère numérique.

Alors que les discussions reprennent entre Ottawa et Washington, les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si ce geste ouvrira réellement la voie à un accord commercial ambitieux, ou s’il ne s’agit que d’un compromis temporaire dicté par les réalités géopolitiques.

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