La Syrie a annoncé samedi que sa première élection parlementaire sous la nouvelle administration islamiste, prévue en septembre, n’aurait pas lieu dans la province méridionale de Sweida ni dans deux autres régions, en raison de l’insécurité persistante, a indiqué la commission électorale.
Cette décision survient après les violents affrontements de juillet à Sweida, qui avaient opposé combattants druzes, tribus sunnites bédouines et forces gouvernementales, faisant des centaines de morts. L’armée israélienne était intervenue par des frappes aériennes pour, selon elle, empêcher des massacres de Druzes par les forces de Damas.
La province de Sweida est majoritairement peuplée de Druzes, une minorité issue de l’islam également présente au Liban et en Israël, mais elle abrite aussi des tribus sunnites. Ces communautés sont depuis longtemps en tension autour de questions foncières et de partage des ressources.
Selon l’agence officielle SANA, le scrutin sera également différé dans les provinces septentrionales de Hasaka et Raqqa, en attendant « un environnement sûr ». Les sièges réservés à ces trois provinces resteront vacants jusqu’à ce que des élections puissent s’y tenir, a précisé le porte-parole de la commission, Nawar Najmeh.
« Les élections sont une question de souveraineté qui ne peuvent se tenir que dans des zones entièrement sous contrôle gouvernemental », a-t-il ajouté.
Le mois dernier, la commission électorale avait annoncé que le vote pour l’Assemblée du peuple, composée de 210 membres, devait se dérouler entre le 15 et le 20 septembre. Ce report illustre les défis sécuritaires auxquels fait face le régime, malgré son contrôle officiel sur la majeure partie du pays.