Sarah Knafo a finalement levé le voile. Invitée du 20H de TF1, l’eurodéputée Reconquête a officialisé sa candidature à la mairie de Paris pour les municipales de 2026, confirmant une décision mûrie depuis plusieurs semaines. Avec un message simple et offensif, elle affirme vouloir « redresser Paris, la plus belle ville du monde », qu’elle juge aujourd’hui « dégradée, endettée et inquiétante pour les femmes ». En quelques minutes, la candidate a posé le ton d’une campagne résolument tournée vers l’ordre, la gestion et la reconquête du prestige parisien.
Forte d’une notoriété en hausse, Sarah Knafo apparaît déjà comme une figure ascendante de la droite parisienne. Longtemps présentée comme l’éminence grise d’Éric Zemmour, elle a désormais son propre espace politique : ses scores d’opinion dépassent ceux du président de Reconquête dans plusieurs catégories, notamment au sein des électorats LR et Renaissance. Elle incarne une droite plus jeune, plus moderne, capable de se frayer un chemin entre le bloc de gauche et la droite classique. Dans un paysage parisien fragmenté, cette singularité constitue un atout stratégique non négligeable.
Une candidate jeune, structurée et déjà aguerrie
Élue au Parlement européen en 2024, seule rescapée zemmouriste face aux départs successifs de ses colistiers, Sarah Knafo a montré une discipline politique rare et un engagement assumé. Son entourage assure qu’elle travaille son programme « dans les moindres détails », avec une approche très technique des dossiers parisiens : sécurité, propreté, logement, finances, mobilité. La candidate promet une méthode ferme – jusqu’à se dire « impitoyable » face au « chaos » qu’elle attribue au bilan socialiste – mais aussi « imaginative et ambitieuse » pour relancer le rayonnement international de la capitale.
La stratégie électorale de Sarah Knafo repose en grande partie sur l’ouest parisien, bastion conservateur, mais ses équipes voient plus large. En misant sur une campagne moderne, centrée sur l’ordre et la participation citoyenne via des référendums locaux, elle espère attirer un électorat de droite désabusé par les querelles internes et le manque de renouvellement. Sa jeunesse (32 ans), son profil atypique, venue de Seine-Saint-Denis, diplômée, déterminée, et son aisance médiatique pourraient lui permettre de percer au-delà de son socle naturel.
Enfin, les sondages confirment qu’elle est loin d’être une outsider marginale. Avec 7 % d’intentions de vote selon Ipsos, à égalité avec Thierry Mariani, et un taux de notoriété de 65 %, Sarah Knafo se place immédiatement dans le peloton de tête des personnalités identifiées des Parisiennes et Parisiens. Si les blocs de gauche et de droite traditionnelle dominent pour l’instant, sa marge de progression est réelle. Dans un paysage politique volatile et une capitale en quête de renouveau, Sarah Knafo pourrait bien devenir la surprise de cette municipale.