Robert Ménard aborde sereinement la campagne des municipales de 2026 après avoir obtenu le soutien officiel des Républicains. Le maire de Béziers, candidat à un troisième mandat, s’est dit « ravi » de cette investiture, qui conforte son ancrage local et ses appels répétés à une union des droites qu’il juge indispensable pour stabiliser la vie politique biterroise. Fidèle à sa méthode, il précise qu’aucun logo partisan ne figurera sur ses documents de campagne, comme en 2020.
Une union assumée malgré les hésitations du RN
La direction nationale de LR assume pleinement cette stratégie. Le président du parti, Bruno Retailleau a qualifié Robert Ménard de « maire extraordinaire », rappelant la qualité de sa gestion municipale et la confiance renouvelée d’une partie de la droite classique. À Béziers, l’élu travaille déjà avec des conseillers municipaux venus aussi bien du Rassemblement national que de la droite LR, une configuration rare qu’il revendique comme un exemple de coopération pragmatique au service de la ville. Reste l’incertitude sur la stratégie du RN, que Ménard dit ne pas connaître, même s’il assure pouvoir composer avec toutes les sensibilités de droite.
Pour l’édile biterrois, cette investiture LR valide une ligne qu’il porte depuis plus de dix ans : dépasser les querelles nationales pour bâtir localement une majorité solide et cohérente. Ancien proche de Marine Le Pen comme d’Éric Zemmour, Robert Ménard assume des désaccords avec les partis, mais se dit « plus proche de certains que d’autres », tout en privilégiant l’efficacité municipale. À Béziers, l’union des droites est déjà une réalité, et le maire entend s’appuyer sur ce bilan pour conquérir un troisième mandat en mars 2026.