Nicolas Sarkozy définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion
Nicolas Sarkozy définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi le dernier recours de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion, rendant définitive sa condamnation pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. L’ancien chef de l’État, âgé de 70 ans, voit ainsi s’inscrire à son casier judiciaire une deuxième condamnation irrévocable, après celle prononcée dans l’affaire des écoutes. En février 2024, la cour d’appel de Paris lui avait infligé un an d’emprisonnement, dont six mois ferme aménageables, pour avoir laissé exploser les dépenses de campagne au-delà du plafond légal.

Un système de dépenses dissimulées confirmé par les juges

Dans leur décision, les magistrats ont estimé que Nicolas Sarkozy avait personnellement validé des dépenses qui dépassaient largement la limite autorisée, malgré les alertes réitérées de ses comptables. L’enquête avait établi que les meetings, très coûteux, avaient été en partie dissimulés grâce à un système de fausses factures et de conventions fictives imputées à l’UMP. Si l’ancien président n’était pas accusé d’avoir organisé ce mécanisme, il était jugé comme bénéficiaire direct d’un financement illégal. Il a toujours contesté toute responsabilité et dénoncé un dossier reposant, selon lui, sur des « fables » et des « mensonges ».

Une série d’affaires judiciaires encore en cours

Nicolas Sarkozy sera convoqué dans les prochaines semaines devant un juge de l’application des peines pour décider des modalités de sa condamnation, comme le port d’un bracelet électronique ou un régime de semi-liberté. Il reste par ailleurs impliqué dans plusieurs procédures, notamment l’affaire dite du financement libyen de la campagne de 2007, dans laquelle il a déjà été condamné à cinq ans de prison ferme en première instance et dont il a fait appel. D’autres enquêtes sont encore ouvertes sur son rôle présumé dans la rétractation de témoins clés, ainsi que sur ses activités de conseil à l’étranger et l’attribution controversée du Mondial de football 2022 au Qatar.

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