Le maire socialiste de Nancy, Mathieu Klein, a officialisé sa candidature à un second mandat municipal, avec l’ambition affichée de prolonger la transformation engagée depuis 2020. Défendant un premier mandat marqué par de lourds chantiers urbains et une recomposition des mobilités, l’édile revendique une ville plus apaisée et plus attractive, malgré les critiques persistantes sur l’ampleur simultanée des travaux.
Le pari d’un choc contre la vacance immobilière
Au cœur de son projet figure désormais la mobilisation du parc existant. Près de 9.000 logements sont aujourd’hui inoccupés dans la capitale lorraine. Le candidat annonce la création d’une équipe dédiée chargée d’aller au contact des propriétaires pour faciliter rénovations et remises sur le marché, en privilégiant l’accompagnement avant toute mesure contraignante. L’objectif affiché est clair : attirer de nouvelles familles sans recourir massivement à la construction neuve.
Sur les questions de sécurité et de fiscalité, le maire assume des choix contestés. Il met en avant une hausse significative des effectifs municipaux dédiés à la tranquillité publique et le renforcement de la vidéoprotection, tout en refusant une surenchère sécuritaire. Concernant les impôts locaux, il justifie la récente augmentation de la taxe foncière par le contexte inflationniste et les charges transférées aux collectivités, sans s’engager sur l’évolution de la fiscalité lors d’un éventuel second mandat.