L’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 9 avril, en première lecture, une réforme du mode de scrutin pour les municipales dans les trois plus grandes villes de France. Votée par 183 députés contre 53, cette proposition de loi portée par les macronistes vise à instaurer un double scrutin distinct : les électeurs voteront séparément pour les conseils d’arrondissement et pour les conseils municipaux, chargés d’élire les maires. L’objectif affiché est de garantir une égalité stricte du suffrage entre les citoyens.
Une réforme soutenue par Macron mais contestée localement
La réforme, qui remet en cause la loi PLM de 1982, bénéficie du soutien d’Emmanuel Macron et a été relancée en février par François Bayrou. Elle introduit également une prime de 25 % des sièges pour la liste arrivée en tête, et à Marseille, le nombre de conseillers municipaux passera de 101 à 111. Mais de nombreuses voix s’élèvent contre cette transformation du système électoral : socialistes, écologistes, communistes et une partie de la droite dénoncent une réforme technocratique, dangereuse pour la démocratie locale et la proximité avec les habitants.
Le texte doit désormais être examiné au Sénat à partir du 3 juin, où les débats promettent d’être plus tendus.