Municipales 2026 : Franck Allisio entre en campagne pour « remettre Marseille en ordre »
Municipales 2026 : Franck Allisio entre en campagne pour « remettre Marseille en ordre »

C’est désormais officiel : Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône et patron du parti dans le département, se lance dans la bataille des municipales à Marseille. Premier candidat déclaré, il entend incarner une alternative claire aux « sortants » Benoît Payan et Martine Vassal, qu’il accuse de représenter la continuité d’un système à bout de souffle.

Ancien conseiller municipal et élu régional depuis 2016, Allisio revendique une connaissance approfondie du terrain marseillais, lui qui est né et a grandi dans la cité phocéenne. S’appuyant sur le soutien de Jordan Bardella et Marine Le Pen, il promet de faire campagne autour d’un mot d’ordre : « remettre Marseille en ordre ». Son programme met l’accent sur la sécurité, sujet sensible dans une ville régulièrement frappée par les règlements de comptes et les trafics de drogue. Il réclame au moins un millier de policiers municipaux supplémentaires et un renforcement des moyens matériels.

Une candidature qui se démarque dans un paysage fragmenté

Alors que les forces de gauche et du centre peinent à s’unir, et que les écologistes n’ont pas encore arrêté leur stratégie, Franck Allisio se positionne comme un candidat de rassemblement autour d’un projet de rupture. « Les Marseillais attendent des solutions concrètes, pas des accords de partis », insiste-t-il, taclant au passage Martine Vassal, à qui il reproche d’avoir ignoré sa proposition d’alliance avant le premier tour.

L’annonce intervient dans un contexte favorable pour le RN dans les Bouches-du-Rhône, où le parti a remporté 11 des 16 circonscriptions législatives en 2024. Selon un sondage Ipsos publié début juin, Allisio recueille 19 % d’intentions de vote au premier tour, un score équivalent à celui de 2020, et qui le place dans le trio de tête derrière Benoît Payan (25 %) et Martine Vassal (23 %). Il surclasse notamment l’autre candidat du camp national, Stéphane Ravier (ex-RN et ex-Reconquête), crédité de 15 à 17 %. À eux deux, ils réuniraient un socle électoral de plus d’un tiers des voix marseillaises. Une dynamique qui, si elle venait à se fédérer autour d’un projet commun, pourrait bouleverser les équilibres politiques locaux et créer une véritable surprise dès le premier tour.

Outre la sécurité, le candidat du RN entend s’attaquer à la question des écoles, des transports, de la propreté et de la gestion financière de la ville. Il propose une refonte des rythmes scolaires, le développement des transports de proximité dans les quartiers mal desservis, ainsi qu’un plan ambitieux pour nettoyer Marseille « rue par rue ». « Je veux que Marseille nous fasse de nouveau rêver », martèle-t-il.

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