Marine Le Pen a officialisé ce mardi sur BFMTV son souhait de voir David Rachline, maire de Fréjus et vice-président du Rassemblement national, se mettre en retrait de la direction du mouvement. L’élue du Pas-de-Calais, interrogée sur les affaires judiciaires visant l’ancien protégé du parti, a estimé qu’il « ne devait plus être vice-président », confirmant une prise de distance engagée depuis plusieurs semaines par la direction.
Un cadre historique fragilisé par une série d’affaires
Le RN avait déjà choisi de ne pas réinvestir David Rachline pour les municipales de 2026, une décision lourde pour celui qui fut longtemps l’un des visages les plus précoces et les plus loyaux du parti. Plusieurs révélations sur sa gestion municipale et ses fréquentations controversées ont rendu sa position difficilement tenable, malgré son influence passée auprès de Marine Le Pen et sa proximité avec Jordan Bardella. Le parti assure néanmoins qu’il reste adhérent, signe d’une volonté de préserver une sortie sans fracas pour une figure ayant longtemps compté.
Pour la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, cette mise à l’écart est avant tout une question d’exemplarité. Tout en évitant d’enfoncer celui qui fut l’un de ses lieutenants les plus fidèles, Marine Le Pen insiste sur la nécessité pour le RN d’avancer sans être plombé par des affaires périphériques, dans un contexte où le mouvement cherche à apparaître plus discipliné et rigoureux à l’approche des échéances municipales et nationales.