Les maires élus en 2026 pourraient finalement jouer les prolongations. Le gouvernement envisage sérieusement d’étendre leur mandat d’un an, jusqu’en 2033, pour éviter que les municipales ne tombent nez à nez avec la présidentielle prévue en 2032. Une petite révolution discrète, qui ferait passer la durée du mandat local de six à sept ans. Officiellement, rien n’est acté. Mais dans les coulisses, la solution semble déjà faire consensus. Ce ne serait pas une première. Les précédents abondent : en 1995 comme en 2007, les municipales ont été repoussées pour cause de campagne présidentielle. Plus récemment, en 2020, c’est la pandémie qui avait forcé à retarder le second tour. Et les conseils départementaux et régionaux élus en 2021 termineront eux aussi leur mandat en 2028, au lieu de 2027, pour ne pas se faire écraser par le calendrier présidentiel.
Un arbitrage qui s’annonce inévitable
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, n’écarte plus cette option. Il évoque « la percussion » inévitable entre scrutins en 2032 et admet qu’un report des municipales à l’automne de la même année, voire à mars 2033, semble désormais probable. Une décision qui permettrait d’éviter un embouteillage électoral, où les municipales risqueraient d’être noyées par l’ombre de l’Élysée et des législatives. Pour l’heure, l’exécutif reste silencieux. La priorité est ailleurs : préparer le scrutin de 2026. Mais en arrière-plan, les scénarios se préparent. Et sauf surprise, les maires élus dans deux ans devraient signer pour sept ans au lieu de six. Un septennat qui ne dit pas son nom.