Maia Sandu exhorte les Moldaves à choisir l’Europe lors d’élections décisives pour l’avenir du pays
Maia Sandu exhorte les Moldaves à choisir l’Europe lors d’élections décisives pour l’avenir du pays

La présidente moldave Maia Sandu a affirmé vendredi que les citoyens de son pays détiennent l’avenir européen de la Moldavie entre leurs mains, à l’approche d’élections parlementaires cruciales prévues pour septembre. Lors d’une conférence de presse organisée à l’issue du tout premier sommet Moldavie–Union européenne à Chișinău, Sandu a exhorté ses compatriotes à confirmer leur soutien à la voie pro-européenne face à une opposition prorusse de plus en plus active.

« La prospérité et la paix ne naissent pas du néant, il faut les construire. Grâce à l’effort collectif et à l’unité », a déclaré la cheffe de l’État, rappelant que l’adhésion à l’Union européenne est un objectif national qui repose désormais sur un choix démocratique décisif. Son parti, le Parti d’action et de solidarité (PAS), espère conserver la majorité parlementaire, mais les sondages indiquent une bataille serrée, alors que le Parti socialiste pro-russe tente de regagner du terrain.

Sandu, réélue l’an dernier de justesse face à un adversaire socialiste, a fait de l’intégration européenne une priorité stratégique pour ce petit pays d’Europe de l’Est, situé entre l’Ukraine et la Roumanie. Elle ambitionne une adhésion à l’UE d’ici 2030. Pourtant, le soutien populaire à cette orientation reste fragile : un récent référendum sur l’adhésion n’a recueilli qu’une majorité étroite de 50 %.

L’Union européenne a affiché son appui à la Moldavie lors du sommet, en annonçant le versement de la première tranche d’un plan d’aide économique de 270 millions d’euros, dans le cadre d’un programme plus large destiné à stimuler la croissance et la résilience économique du pays. Par ailleurs, un accord a été conclu pour supprimer les frais d’itinérance pour les appels téléphoniques entre la Moldavie et les pays de l’UE, une mesure symbolique mais concrète visant à renforcer les liens commerciaux et humains.

Maia Sandu accuse régulièrement Moscou de chercher à déstabiliser la Moldavie, en instrumentalisant les divisions politiques internes et en soutenant les partis hostiles à l’UE. De son côté, la Russie affirme que nombre de Moldaves souhaitent maintenir des relations étroites avec Moscou et accuse le gouvernement de Chișinău d’attiser la russophobie.

Si aucun parti ne parvient à obtenir une majorité claire au Parlement à l’issue des élections, des négociations devront s’ouvrir entre les différentes formations pro-européennes. Le résultat du scrutin pourrait donc non seulement déterminer l’orientation politique du pays, mais aussi influencer l’équilibre géopolitique de toute la région. Pour Sandu, le message est limpide : « Si nous décidons cet automne que rien ne nous arrêtera, alors tout est possible. »

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