Thierry Mariani se lance dans la course à la législative partielle de la 2ᵉ circonscription de Paris, dans une manœuvre stratégique pour renforcer la présence du Rassemblement national dans la capitale. L’ancien ministre, aujourd’hui eurodéputé RN, est déjà tête de liste désignée pour les municipales de 2026. Cette élection de rentrée lui offre un premier test électoral grandeur nature.
Un territoire difficile mais symbolique
La circonscription, qui s’étend de la Tour Eiffel au Panthéon, est traditionnellement acquise à la droite parisienne. Michel Barnier, soutenu par Les Républicains, s’y est déjà déclaré candidat, tout comme Rachida Dati, ministre de la Culture et figure bien implantée localement, notamment dans le 7ᵉ arrondissement. Le camp macroniste pourrait lui aussi être représenté par Clara Chappaz, au risque de diviser davantage les voix du bloc central.
Face à cette dispersion, Thierry Mariani espère tirer son épingle du jeu. Conscient de la difficulté à l’emporter dans une circonscription sociologiquement peu favorable au RN, il mise sur un bon score pour installer durablement son parti dans le paysage parisien. « Je serai le candidat anti-Macron face à une droite éclatée et une majorité en pleine confusion », affirme-t-il. Plus qu’une victoire, Mariani vise un socle électoral solide pour les échéances municipales à venir.