Deux jours après sa défaite cinglante à la présidence des Républicains, Laurent Wauquiez a tenté de restaurer son autorité en sollicitant un vote de confiance auprès des députés de son groupe. Ce mardi, les parlementaires de la Droite Républicaine lui ont renouvelé leur soutien à l’unanimité, confirmant son maintien à la tête du groupe à l’Assemblée nationale. Une initiative calculée pour éviter toute contestation interne après sa marginalisation dans l’appareil du parti.
Une légitimité régionale en demi-teinte
Car si Wauquiez conserve une assise solide dans certains bastions, comme sa Haute-Loire natale où il a frôlé les 100 %, ses résultats sont plus fragiles ailleurs, même en Auvergne-Rhône-Alpes, région qu’il a présidée jusqu’en 2024. Il est arrivé en tête dans neuf départements sur douze, mais a été sèchement battu dans le Rhône, la Savoie et surtout en Haute-Savoie, où il n’a obtenu que 37,4 % des voix. Un revers symbolique dans une zone longtemps acquise à la droite traditionnelle.
Malgré cette défaite, Wauquiez s’affiche en homme de rassemblement et affirme qu’il « ne jouera pas le jeu des divisions ». Une manière de tourner la page tout en continuant de peser, dans l’ombre, sur les équilibres internes du parti. Tandis que Bruno Retailleau, désormais président de LR, construit son organigramme et prépare les échéances à venir, l’ancien ministre entend bien rester un acteur incontournable de la recomposition de la droite.