La victoire annoncée de Babis en Tchéquie pourrait renforcer le camp populiste en Europe @AP
La victoire annoncée de Babis en Tchéquie pourrait renforcer le camp populiste en Europe @AP

Le milliardaire Andrej Babis, ancien Premier ministre tchèque, est en passe de revenir au pouvoir à l’issue des élections législatives des 3 et 4 octobre, une perspective qui inquiète Bruxelles et pourrait donner un nouvel élan au camp populiste et eurosceptique en Europe.

Chef du mouvement ANO, actuellement en tête des sondages, Babis se présente sur une plateforme populiste et anti-immigration. Bien qu’il ne devrait pas obtenir de majorité absolue, son parti est pressenti pour rafler le plus grand nombre de voix, ouvrant la voie à des négociations de coalition.

Proche du Premier ministre hongrois Viktor Orban, Babis s’est lui-même décrit comme « trumpiste » et a contribué à la création du groupe des Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, rassemblant plusieurs partis d’extrême droite et eurosceptiques. Son retour aux affaires pourrait compliquer la capacité de l’Union européenne à adopter des positions communes, notamment en matière de défense, de migration et de politique économique.

Selon des analystes, un succès électoral de Babis refléterait la montée en puissance des populistes à travers le continent et risquerait de fragiliser le soutien de Prague à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Cela pourrait également renforcer les forces centrifuges au sein de l’UE, rendant les compromis encore plus difficiles à atteindre entre États membres.

Âgé de 71 ans, l’homme d’affaires bénéficie d’une base électorale solide dans un pays où le besoin de fonds européens se fait moins pressant qu’auparavant. Sa victoire constituerait un nouveau test pour l’unité de l’UE face aux crises multiples qui secouent le bloc.

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