Jennifer Simons devient la première femme présidente du Suriname, une élection historique
Jennifer Simons devient la première femme présidente du Suriname, une élection historique

Le Suriname a élu dimanche Jennifer Geerlings-Simons à la présidence de la République, faisant d’elle la première femme à accéder à la plus haute fonction de l’État dans ce pays sud-américain. Cette décision du parlement survient six semaines après des élections législatives très disputées qui ont vu son parti, le Parti national démocratique (PND), l’emporter d’une courte tête.

Le PND a obtenu 18 des 51 sièges de l’Assemblée nationale lors du scrutin du 25 mai, tandis que le Parti de la réforme progressive du président sortant Chan Santokhi en a récolté 17. Les 16 sièges restants sont revenus à une constellation de petits partis. Malgré cette fragmentation, une alliance à six partis formée peu après le vote a permis de dégager une majorité en faveur de Simons, dont l’élection a été confirmée par acclamation ce dimanche.

« Vous serez bientôt la première femme présidente de notre pays – un moment historique de grande importance nationale », a déclaré le président de l’Assemblée, Ashwin Adhin, sous les applaudissements des députés.

Médecin de formation, Jennifer Simons a occupé pendant dix ans le poste de présidente de l’Assemblée nationale, jusqu’en 2020. Elle a terminé deuxième en nombre de voix derrière Chan Santokhi, avec plus de 41 700 suffrages. Elle dirige le PND, fondé par l’ancien président Desi Bouterse, figure controversée qui a marqué la vie politique surinamaise pendant des décennies avant de mourir l’an dernier alors qu’il était en fuite.

Simons sera officiellement investie le 16 juillet. À ses côtés, Gregory Rusland, chef du Parti national du Suriname (NPS), assumera les fonctions de vice-président.

Ce changement de leadership intervient alors que le Suriname, ancienne colonie néerlandaise indépendante depuis 1975, se prépare à un possible boom pétrolier. Pourtant, la campagne électorale a peu abordé la question de la gestion des revenus à venir, un enjeu crucial pour le gouvernement qui sera en place jusqu’en 2030.

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