Alors qu’il triomphe sur les planches parisiennes avec son premier one-man-show « Jean dans la salle », Jean Lassalle signe un retour politique remarqué. Dans un communiqué publié le 16 octobre, l’ancien député béarnais appelle ses partisans à se mobiliser et à financer le mouvement Résistons !, en prévision d’une possible nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale et des échéances municipales à venir.
« La situation du pays se dégrade de jour en jour »
Dans un communiqué publié sur son compte X, le président de Résistons! sonne l’alarme :
« La situation du pays se dégrade de jour en jour. Une nouvelle dissolution aura hélas lieu très rapidement, ce qui rendra nécessaire la réélection des députés. Les élections municipales approchent aussi à grands pas. »
L’ancien candidat à la présidentielle de 2017 et 2022 invite ses soutiens à participer financièrement au mouvement et à garder la cap dans le chaos politique :
« Résistons ! doit impérativement prendre part à ces scrutins. Pour continuer à agir, nous avons besoin de ressources financières. »
À travers ce message, l’ex-député des Pyrénées-Atlantiques (2002-2022), qui fut membre du MoDem avant de fonder son propre parti, prend acte de la crise politique persistante et laisse entendre sa volonté de présenter des candidats Résistons ! lors des prochains scrutins. Un signal fort, alors même que son activité médiatique s’était faite plus rare depuis sa double défaite aux législatives de 2022 et 2024.
Un virage théâtral… sans quitter la politique des yeux
Car si Jean Lassalle s’éloigne des bancs de l’Assemblée, il n’a pas quitté la scène, au sens propre du terme. Depuis le 18 octobre 2025, il joue au Théâtre de la Tour Eiffel à Paris son premier spectacle intitulé « Jean dans la salle – Mes anecdotes d’une vie », une série de douze représentations avant une tournée nationale prévue à partir de janvier 2026.
Entre confidences, humour et émotion, celui qui se décrit comme un « homme du peuple » y retrace son itinéraire d’élu béarnais, ses combats politiques, mais aussi des moments plus intimes : son enfance à Lourdios-Ichère, son accent du Sud-Ouest reconnaissable entre tous, ou encore son célèbre discours improvisé face à Emmanuel Macron lorsqu’il racontait ses « tests psychotechniques » pour repasser le permis.
« Monter sur scène, c’est un peu comme parler à l’Assemblée. Sauf qu’ici, personne ne me coupe le micro. » ironise-t-il sur les planches.
Dans cette nouvelle aventure, il mêle rires et nostalgie, fidèle à sa personnalité singulière. Ses proches collaborateurs expliquent que ce spectacle est une manière pour lui de rester en contact avec les Français, de continuer à « faire vibrer la salle » — comme il faisait autrefois vibrer l’hémicycle.
Son appel du 16 octobre marque un retour sur le terrain politique : celui d’un homme qui, tout en amusant la salle, n’a pas renoncé à parler au pays.