Olivier Faure hausse le ton face à la majorité présidentielle. Invité sur LCI, le premier secrétaire du Parti socialiste a averti que la fin de la semaine prochaine serait décisive : « Nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas », a-t-il déclaré, menaçant le gouvernement d’une motion de censure si la taxe Zucman (ou sa version amendée) n’était pas adoptée. Selon lui, le rejet de cette mesure constituerait un véritable « casus belli ».
La taxe Zucman au cœur du bras de fer
Cette taxe, inspirée des travaux de l’économiste Gabriel Zucman, prévoit un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d’euros. Les socialistes proposent une version élargie à 3 % dès 10 millions d’euros, afin de rapporter « 5 à 7 milliards » et d’épargner les classes moyennes. Faure estime qu’en cas de refus du gouvernement, les Français devront « trancher » lors d’élections anticipées dès novembre.
Alors que le ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a repoussé le débat sur cette mesure, les tensions s’intensifient à l’Assemblée. Le PS accuse les macronistes et Les Républicains de « bloquer la France pour protéger quelques milliardaires ».