Le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a officiellement annoncé qu’il briguera un huitième mandat à la tête du Cameroun, lors de la prochaine élection présidentielle, relançant le débat sur la longévité exceptionnelle de son règne.
Âgé de 92 ans, Biya est l’un des plus anciens dirigeants encore en fonction dans le monde. Malgré son âge avancé, il a affirmé vouloir poursuivre son action pour la « stabilité et la prospérité » du pays, alors que son gouvernement fait face à des tensions politiques, à la crise anglophone et à une économie fragilisée.
L’élection se déroulera dans un contexte inédit : l’ancien porte-parole de Biya, devenu opposant, a annoncé sa candidature et attire déjà d’importantes foules lors de ses rassemblements. Il représente désormais le principal défi pour le président sortant, après la disqualification du candidat d’opposition Maurice Kamto, arrivé deuxième lors du scrutin de 2018.
Cette nouvelle candidature de Biya suscite à la fois critiques et résignation parmi la population. Ses partisans vantent la stabilité qu’il incarne, tandis que ses opposants dénoncent un régime autoritaire figé depuis quatre décennies.
L’élection présidentielle de 2025 s’annonce donc comme un test décisif pour l’avenir politique du Cameroun, partagé entre continuité et volonté de changement.