La guerre en cours au Liban bouleverse profondément le système éducatif, laissant près d’un demi-million d’élèves sans accès à l’école depuis début mars. Entre bombardements et déplacements massifs de population, des centaines d’établissements ont fermé, tandis que d’autres ont été transformés en refuges pour les familles fuyant les zones touchées par les combats.
Dans ce contexte, de nombreux enfants tentent de poursuivre leur scolarité à distance, souvent dans des conditions précaires. Accès limité à internet, manque d’équipements ou environnement bruyant compliquent fortement l’apprentissage. Pour certains lycéens, notamment ceux qui doivent passer des examens, l’incertitude grandit quant à leur avenir scolaire.
Un système éducatif fragilisé par les déplacements
La situation est d’autant plus critique que les infrastructures éducatives sont largement mobilisées pour l’accueil des déplacés. Plusieurs centaines d’écoles servent désormais d’abris, accentuant la désorganisation du système. Les inégalités se creusent également entre élèves, en particulier en raison d’une fracture numérique marquée.
Face à l’urgence, des initiatives ont été mises en place pour maintenir un minimum de continuité pédagogique, comme des cours préenregistrés ou des dispositifs d’assistance à distance. Mais les organisations internationales s’inquiètent des conséquences à long terme, notamment du risque de décrochage scolaire, en particulier chez les adolescents et les jeunes filles, déjà exposées à des pressions accrues dans un contexte de crise prolongée.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.